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Histoire d'Esery ou Aizery

Esery ou Aizery

Situé à 600 m d’altitude, sur la rive droite du Viaison, le village d' Esery ou Aizery tirerait son nom d’un romain Asiriacus qui avait suivi les armées de Jules César lors de la conquête de l’Allobrogie. Il avait fait construire sur l’emplacement actuel du château une villa gallo-romaine, à proximité de Genève alors Genus. La voie romaine est encore visible dans les bois au dessus de la ”grosse pierre" dite de Chamoret.

Un site occupé par les bénédictins

Une chapelle, en l’an 1000 est occupée par des moines bénédictins du prieuré clunisien de St Victor de Genève. Elle est mentionnée ”paroisse” dans la bulle du Pape Eugène III du 11 mars 1153. 

Une place forte 

Au XIVème une place forte constituée de 2 châteaux comprenant 8 tours avec leurs remparts. Il est également fait état d’un château (Biolle), disparu aujourd’hui, sur le haut d’Esery à l’emplacement probable de l’actuelle ferme Rémy. Les 2 châteaux sont ceux d’Esery (famille Allaman au XVème) et de Sacconney (actuellement golf d’Esery, occupé par une famille Sacconney au XIVème). On mentionne à cette époque 3 chapelles. 

Le duché de Savoie 

En 1416, la Savoie est érigée en duché par le Saint Empire Romain Germanique.  La place forte est brûlée le 28 février 1591 par les troupes franco-genevoises commandées par Harlay de Sancy et le capitaine de Conforgien.
Elle fut dévastée de nouveau, après le départ de 3 compagnies de cavalerie savoyarde, le 7 mars 1593 par le capitaine de Conforgien à la tête d’une armée genevoise de 200 hommes et 100 chevaux.

Du XVème au XVIème siècl

Les évêques de Genève visitent régulièrement Esery. Le 12 octobre 1606, St François de Sales y vient. On compte à cette époque 10 feux (environ 50 personnes).

XVIIIème siècle 

En 1792  les troupes françaises envahissent la Savoie. Reignier devient le chef lieu de 8 communes (Reignier, Esery, La Muraz, Pers, Jussy, St Romain, Arenthon, Cornier) et est rattaché au canton de Carouge.

Joseph–Hyacinthe du Clos, Comte d’Esery alors propriétaire des châteaux d’Esery et de Sacconney, émigre en 1793, probablement au Canada. Son nom figure dans la tabelle des émigrés. 

L’aventure des châteaux 

Les châteaux deviennent "biens nationaux" et celui d’Esery est vendu l’an 4 de la république (1796) à un Charles Montant. Il comprend champs, vignes, bois et pâturages. 

  • Le 26 avril 1798, Genève est occupé par les troupes françaises et intégré au nouveau département du Léman. 
  • En février 1799, le révérend François Joseph Dechavassine, curé d’Esery caché dans une des tours du château est arrêté, sur dénonciation, et envoyé avec 6 autres prêtres dans les prisons de Carouge avant d’être déporté sur l’île de Ré.  
  • En l’an 11 (1807), le château d’Esery est vendu à une Madame Millet Duclos. 
  • En 1811, une Madame Duclos d’Aisery vend le château  au général Comte Jean François Emmanuel Collomb d’Arcine. Jean François Emmanuel Collomb d’Arcine et sa famille sont intimement liés à l’histoire de la France, de la Savoie (sa mère est Péronne de Thiollaz, sœur de Monseigneur de Thiollaz, évêque d’Annecy) et à celle d’Esery. Né au Souget (Arbusigny) en 1784, il fit une brillante carrière militaire dans l’armée française, alors que deux de ses frères firent également de brillantes carrières dans l’armée sarde. Il s’illustra au cours des campagnes napoléoniennes puis en 1830 pendant la conquête de l’Algérie. 

Développement de l’agriculture à Esery 

Jean François Emmanuel Collomb d’Arcine se retire à Esery, où, note le Journal du Mont-Blanc de l’époque, "il donna une impulsion active à l’agriculture, ne craignant pas de prendre le titre de président de la première association fromagère qui se soit établie dans le département". Puis continue le journal, "il transforma une ferme délabrée et stérile en propriété productive, digne de la grande prime cantonale qui lui fut décernée ". 

Une famille qui a beaucoup compté, Esery doit:

  • au Comte d'Arcine, la chapelle de gauche de l’église (1833) et son chemin de croix
  • à Hélène d’Arcine, une de ses 2 filles, la cloche qui porte son nom
  • à son gendre le général de Vouges 
  • à Marie d’Arcine, sa femme, sœur d’Hélène, la statue de Notre Dame de Lourdes (1873) 
  • aux 2 sœurs d’Arcine, la Maison des Sœurs, école privée tenue par 2 religieuses en civil, construite après la vague anticléricale du ministère Combe en 1905 et une pompe à incendie en vue de la création d’un corps de pompiers pour la commune d’Essert - Esery. 

Le général d’Arcine, décédé au château de Magny en 1865, son fils Fernand, tué glorieusement au siège de Strasbourg en 1870, et son gendre le général de Vouges ont été enterrés dans l’église (ainsi que 14 autres religieux). Sa femme et ses 2 filles sont enterrées à Besançon dont sa femme était originaire.

Esery en « Grande Zone » 

En 1815, la Savoie est rendue au Piémont  et une zone  franche est crée entre la France et la Suisse. Esery se trouve dans la « Grande Zone » (Genevois, Chablais, Faucigny, Pays de Gex) dont la frontière  se situe  au pont de la Caille et descend de Megève jusqu’à Ugine. 

En 1860, Cette zone franche, placée  sous administration de la République de Genève, est reprise dans les conditions d’annexion de la Savoie à la France. Jusqu’en 1914, il n’y a pas de frontière entre la zone franche et Genève. 1 franc français vaut 1 franc suisse et les 2 monnaies circulent indifféremment à Genève comme en zone.

Le XXème siècle sous le signe des cerises et de la fruitière 

En 1910 les d’Arcine n’ayant pas eu de descendants, le château d’Esery est vendu à Charles Constantin de Magny, neveu du général d’Arcine. Puis il passe à un de ses fils François, qui le transmet lui même à ses fils.

Vers 1900, le château de Sacconney aurait appartenu aux héritiers de Jacob et Jean Charles Galissard de Marignac dont le tient la famille Ador de Genève. La famille Vidonne, exploitant la ferme depuis 1790, l’achète aux Ador en 1979, avant de la vendre au Golf d’Esery inauguré en 1990.

Esery a été célèbre pour ses vergers et en particulier pour ses cerises. Les cafés de l’époque s’étaient adaptés à l’hébergement des cueilleurs. Jusqu’en 1983, Esery possédait encore sa fruitière, produisant quotidiennement 1 meule d’emmental de 100 kg (1000 litres de lait), de la tomme, du beurre et nourrissant 150 cochons. 

Texte fourni par Michel Constantin de Magny

 

L'Histoire de l'église d'Ésery

Vers l’an 1000, on mentionne la présence de moines clunisiens du prieuré de Saint Victor de Genève. En 1100, Herman, Sire d’Esery, la vend avec le cimetière aux moines bénédictins établis dans un prieuré aux Tranchées à Genève.
La chapelle est mentionnée "paroisse" pour la première fois dans la bulle du Pape Eugène III du 11 mars 1153. La sacristie actuelle date du XV° siècle.
Le premier curé dont le nom ait été retenu est en 1411 Vuillerme de Méselaz. 

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